Ivan Vukomanovic "Je compare le Standard de Liège à l’Etoile Rouge, ce sont des clubs avec beaucoup de ferveur"

Le 15 10 2019 à 13h24

En exclusivité pour Leero Sport News, Ivan Vukomanovic revient sur l'actualité du Standard de Liège, des Girondins et du Slovan Bratislava

Ivan Vukomanovic, ancien entraîneur du Standard de Liège et Champion de France avec les Girondins de Bordeaux en 1999 est revenu sur le match entre Antwerp et les Rouches mais plus largement, en profite pour évoquer la France et le Slovan Bratislava dont il a posé les fondations. Le Leero Sport Show, c’est chaque lundi 19h30-20h30 sur notre chaîne Youtube


Bonjour Ivan, merci pour votre disponibilité, comment allez-vous ? 

Je vais très bien, j’ai passé la quarantaine alors tout va bien. Je fais toujours les tests physiques avec mes joueurs (rires). 


Est-ce que vous coachez un club actuellement? 

J’étais à l’Apollon Limassol il y a encore une semaine, on avait bien démarré avec un bon projet, on s’est mis d’accord, on a passé un mois ensemble mais finalement on a dévié de ce qu’on avait dit et on s’est séparé il y a peu. 


Vous avez joué à Antwerp en Belgique, quel est votre analyse sur ce club ? 

C’est un club mythique avec une chaude ambiance surtout depuis que le club est revenu au plus haut niveau, c’est une forteresse et un stade où il est difficile de jouer avec les supporteurs et une équipe qui s’est renforcée. Quand vous y êtes en tant que joueur, ça fait plaisir et on joue le haut du tableau. On sent tous les détails autour du club. Depuis leur retour en Jupiler Pro League, c’est très difficile de jouer contre eux. Quand vous y arrivez en tant qu’adversaire, vous savez que ce ne sera pas simple. Moi-même, j’habite là-bas donc je sais de quoi je parle. 


L’arrivée de Lazlo Boloni et la nouvelle direction avec Lucien D’onofrio, c’est l’assurance d’avoir des personnages expérimentés.


Que pensez-vous de la nouvelle direction ?  

Depuis l’arrivée de Lazlo Boloni et la nouvelle direction avec Lucien D’onofrio, c’est l’assurance d’avoir des personnages expérimentés. Il y a toujours un mélange d’expérience et de jeunesse. Regardez l’Ajax d’Amsterdam qui investit dans des joueurs d’expérience pour faire grandir la jeunesse et ça a fonctionné puisqu’ils ont atteint la demi-finale de Champion’s League. On voit la direction qui sait ce qu’elle fait. Ils ont fait revenir des grands noms comme Mbokani, Defour, et Mirallas. Ce sont des mecs qui connaissent et suivent la patte de Boloni et D’onofrio. Et puis, le projet de faire grandir le club en faisant évoluer des jeunes en faisant des plu-values, c’est cohérent.


Je compare le Standard de Liège à l’Etoile Rouge, ce sont des clubs avec beaucoup de ferveur

Vous avez entraîné le Standard de Liège, comment voyez-vous son évolution depuis votre passage ? 

Je compare le Standard à l’Etoile Rouge, ce sont des clubs avec beaucoup de ferveur et d’émotions. Si on parle de Michel Preud’homme qui est arrivé dans un projet planifié avec Venanzi dans une période de quatre ans où chacun a sa place pour former une équipe qui va jouer le titre dans les prochaines années. Ils sont beaucoup plus forts que l’année dernière. Je serais toujours disponible pour ce club. En plus, le club gagne donc je suis très heureux. 


En 1998, quand j'arrive, la France est en pleine ébullition footballistique


Vous avez aidé à bâtir les fondations du club de Bratislava qui crève l’écran en Europa League, une fierté ? 

Vous savez, quand j’arrive, c’était un moment délicat pour le club. Ça faisait 6-7 ans que le club n’avait pas de trophée et pour lui, c’est beaucoup. On est arrivé, il y avait beaucoup d’étrangers sans projet de club. On a dû travailler dessus. On a réussi à gagner la coupe et finir second. Après cette année là, on aurait dû refaire l’équipe, aller au bout du nouveau stade. C’est pour cela qu’aujourd’hui, le Slovan se porte bien et le club est dans les clous que nous avions construit. Cette année, avec le nouveau stade, Bratislava est revenu au premier plan même au niveau européen. Aujourd’hui, je suis ravi de voir que le club avance et continuera de grandir. 


Gagner le titre avec les Girondins, jouer la Coupe de l'UEFA et évoluer avec des légendes comme Wiltord, Micoud ou Laslandes : un rêve !


Vous avez connu les Girondins de Bordeaux, quel souvenir en gardez-vous ? 

Je suis arrivé dans ce grand club en 1998 juste après la Coupe du Monde où la France était en pleine ébullition footballistique tandis que moi, mon pays était déchiré après la guerre civile. Pour un garçon de 21 ans, j’étais en équipe nationale et jouais en France. J’ai été ravi d’apprendre la langue française et le football moderne. J’ai gagné le titre, on jouait la coupe UEFA : Pour moi, c’était un rêve. J’ai côtoyé, Wiltord, Micoud, Laslandes : des légendes ! Puis même encore, je passe au club dire bonjour, c’est toujours un plaisir. 


Votre avenir ? 

Sait-on jamais, peut être que j’aurais la possibilité de revenir au Standard ou aux Girondins (rires)


Merci Ivan

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L'auteur

Jean-Aurel Chazeau

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

@J_AurelChz | jeanaurelchazeau.com

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