Gunter Ribus : "Si j’ai fait des essais au Standard de Liège, j’avais envie d’être professionnel avec Antwerp"

Le 22 02 2020 à 19h02

Gunter Ribus ancienne pépite du Royal Antwerp revient sur sa carrière éphémère, l'identité du Great Old et bien sûr le Standard de Liège en marge du match de cet après midi entre les deux équipes.

Gunter Ribus fait partie de ces joueurs formés au « Great Old ». S’il signe son contrat professionnel très jeune en faisant des débuts prometteurs, il est victime en 2001 d’un tacle par derrière face à Lokeren qui brisa sa carrière. Aujourd’hui, retourné dans la vie normale, il se souvient de ces années particulières avec le Royal Antwerp et aussi de l’ambiance de Sclessin. 


Bonjour Gunter, pourriez-vous évoquer votre parcours à Antwerp ? 

J’ai joué là bas et fait ma formation à Antwerp depuis mes 13 ans. Je me suis défoncé pour devenir professionnel et à 17 ans, j’ai signé mon premier contrat professionnel. Ensuite, j’ai joué de mes 17 ans à 2003 pour le club mais en 2001, j’ai eu une double fracture de la cheville face à Lokeren. Cela s’est produit dans le temps additionnel du match en plus, donc vraiment pas de chance. J’ai subi un énorme tacle par derrière qui m’a éloigné des terrains et en 3 ans, je n’ai pu faire ensuite que 6 matchs avec les pros. Les douleurs étaient trop fortes et j’ai dû interrompre ma carrière après. 


Une grosse blessure face à Lokeren a interrompu ma carrière


Pourtant, pour avoir parlé avec des observateurs du club, vous étiez un futur jeune prometteur du club. Est-ce vrai ? 

Après l’opération, Seyfo Soley est venu à l’hôpital pour s’excuser mais après cette saison, il est parti ensuite à Genk qui était le club qui montait à l’époque pour ensuite faire une belle carrière en professionnel. Mais il a brisé la mienne. J’ai jamais eu de dédommagement et ça a été très dur à encaisser. Je me souviens qu’à cette époque le LOSC et des clubs anglais me suivaient, donc oui, ça a été dur à encaisser mais je suis passé à autre chose. 


J’étais suivi par le LOSC et des clubs anglais mais aujourd’hui, je suis passé à autre chose


Je crois que vous étiez suivi par le Standard de Liège à une époque, n’est ce pas ? 

J’ai en effet fait des essais au Standard et au PSV quand j’avais seize ans. Il y avait beaucoup d’intérêt mais je n’ai pas franchi le pas car mon coeur était à Antwerp et j’avais vraiment envie d’apporter quelque chose à ce club que j’aime tant. 


Si j’ai fait des essais au Standard, j’avais envie d’être professionnel avec Antwerp


Le matricule un n’a jamais tenté de vous intégrer dans son staff ? 

Antwerp m’a contacté il y a quelque années pour entraîner les jeunes au club. Cela m’aurait plu mais j’ai un métier qui me passionne aujourd’hui. J’ai malheureusement dû décliner mais je continue à regarder les matchs bien sûr. 


J’aurais pu entraîner les jeunes du Royal Antwerp mais j’ai dû décliner 


Qu’est ce que c’était le Royal Antwerp à la fin des années 90 et début 2000 ? 

Nous avons eu beaucoup de problèmes financiers bien que j’ai joué quelque matchs européens à la fin des années 90. Manchester United qui était au top du football européen, nous avait prêté John O’shea par exemple mais il y avait vraiment beaucoup de dettes et aussi notre stade n’était pas aux normes. Il y avait un projet de rénovation qui n’est jamais arrivé. Maintenant, tout a changé sous D’onofrio et cela fait du bien de voir de nouveau le club au top. 


John O’shea était venu jouer chez nous mais nous avions beaucoup de problèmes financiers 


Pourriez-vous nous donner votre avis sur Mbokani et Buta ? 

Dieumerci est toujours au top. Il fait des différences énormes, il est toujours affûté et c’est le joueur le plus important pour Antwerp, clairement. Ses statistiques le montrent et dieu sait si elles sont importantes pour un attaquant. Pour Buta, je me souviens de ces premiers matchs en tant qu’arrière droit ou défenseur, il faisait beaucoup d’erreurs mais il a tellement progressé et aujourd’hui, il met la pression sur ses adversaires et il est en train de passer un palier important en étant aussi décisif. 


Buta a fait beaucoup de progrès et il est aujourd’hui décisif 


Qu’est ce qui fait que ce club est spécial ? 

Ce qui fait que ce club est spécial correspond aux supporteurs. Quand nous n’avions pas d’argent et des problèmes d’infrastructures, les fans ne nous ont jamais lâchés et ont toujours été derrière nous. Cela ressemble beaucoup à un club anglais de par son engouement. Il y a une mentalité électrique quand tu rentres sur le terrain et les joueurs avec qui j’ai joué me l’ont confirmé. Tu peux comparer l’ambiance à Sclessin si tu veux mais chez nous, c’est plus à l’anglaise. 


L’atmosphère est intimidante, c’était extraordinaire, j’en ai encore des frissons. 


Justement Sclessin, qu’est ce que cela représente ? 

Quand j’ai joué à Sclessin, l’atmosphère était intimidante. Les tribunes sont très hautes et tu te sens un peu impressionné et cela peut jouer sur ton match. Pour moi, c’est l’un des trois meilleurs clubs de Belgique. Et durant l’échauffement, je me souviens de ce moment extraordinaire où les fans chantent et cela me donnent encore des frissons. 


J’ai beaucoup de respect pour MPH 


Comment voyez-vous le travail de Preud’homme et Boloni ? 

J’ai beaucoup de respect pour Preud’homme, c’est aussi le cas avec Boloni. Ils ont tous les deux quelque chose d’unique, ils maîtrisent parfaitement leur art et ils arrivent à avoir des résultats. 


Qu’avez-vous envie de dire aux fans ?

Les fans sont toujours dans mon coeur, j’ai toujours le même amour pour le club d’Antwerp. Même si l’histoire ne s’est pas terminée comme je l’aurais souhaité, j’aurais toujours un oeil bienveillant sur ce merveilleux club. 


Merci Gunter




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L'auteur

Jean-Aurel Chazeau

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

@J_AurelChz | jeanaurelchazeau.com

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