Standard de Liège, Bordeaux : Eliaquim Mangala, un bon choix pour les Girondins

Le 16 02 2019 à 23h25

Aloys Nong, légende du Standard de Liège évoque pour nous le club des Rouches

Aloys Nong, vainqueur de la Coupe de Belgique en 2011 et vice-champion la même année avec le Standard de Liège nous donne de ses nouvelles durant sa convalescence. Véloce et pugnace, le terrible attaquant camerounais se souvient des beaux souvenirs de Sclessin et des Rouches. 


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Bonjour Aloys, que penses-tu du Standard de Liège actuellement ? 

Je crois qu’il y a eu un bon mariage entre des jeunes et des expérimentés au club comme Carcela, Pocognolli, Mpoku. Il y a eu un changement d’entraîneur et c’est vrai que Preud’homme a la réputation de faire du jeu et qu’avant lui, Pinto avait plus amené sa grinta. Aujourd’hui, indéniablement, le Standard est favori du championnat avec Genk.



Je suis beaucoup les matchs du Standard et un joueur sort du lot, c’est Medhi Carcela. Que penses-tu de lui ? 

Je me rappelle l’amour de passe que me fait Medhi Carcela contre Genk à la 85eme minute en 2011. C’est un joueur qui adore être dans les 16 mètres et il faut ll faut le connaître pour prendre le bon intervalle derrière les défenseurs. C’était la force de Medhi, il savait te faire une passe de 20-30 mètres entre les défenseurs à ras du sol dans la course. Du grand art ! 



Tu as joué avec Axel Witsel aussi qui est revenu en Europe cette année. Quels souvenirs gardes-tu de lui ? 

Je suis ravi de le voir à Dortmund, il est très professionnel, il n’est pas parti en Chine pour les vacances. Dans ses heures de repos, il avait un entraîneur physique pour continuer à travailler. Il a fait une belle coupe du monde et je ne suis pas étonné de voir comment il s’en sort avec Dortmund. Nous avions une belle ossature à cette période là. 


Eliaquim Mangala est en fin de contrat en juin et Bordeaux suivrait le joueur par réseau de Macia et Varela. Quel est ton avis sur ce magnifique défenseur ? 

On a joué ensemble. Ce sera un très bon joueur pour Bordeaux. Je l’ai eu en coéquipier et en adversaire et je peux te dire que lorsqu’il s’est retrouvé en face de moi, je savais que j’allais avoir un match difficile (rires). C’était Elia’ et son évolution ne m’a pas étonné. Il est très concentré et pro. On n’est pas capitaine de Porto pour rien. Il n’a pas trop eu de chance derrière mais je crois que ce serait un très bon choix pour Bordeaux, il a beaucoup à donner encore. 


Où vois-tu le Standard en fin de saison ?

Je les vois finir champions. L’année dernière, ils ont joué les play-offs. Je crois qu’ils sont sur la même lancée qu’en 2012, Preud’homme connaît la maison, il a bien mélangé et fait un bon groupe. Il faut voir que le Standard a tout fait pour garder Ochoa et puis quand on a Carcela, Marin, Emond etc…l’équipe est bonne et son adjoint est d’ailleurs un T1 donc ils ont tout pour gagner selon moi. 


Tu connais bien Eric Matoukou champion en 2011 avec Genk, est-ce que vous avez reparlé de cette saison ? 

Oui, on en a parlé il y a 2 semaines, on a de très bons souvenirs. Il me disait qu’il ne comprenait pas ce qu’il se passait au Standard. Et puis cette année là, il y a Mavinga qui met Carcela dans le coma et ça nous a désorienté sur ce match décisif mais Genk méritait d’être champion. 


Où en es-tu maintenant ?

Aujourd’hui, je suis revenu me faire soigner en Belgique. J’ai dû arrêter mon contrat en Iran car j’avais mal. Je soigne ma hanche. Je pense bien sûr revenir. Encore 2-3 ans et je compte m’arrêter après, je pense. 


Tu parles de l’Iran et Georges Leekens a signé là-bas, tu le connais ? 

L’anecdote où je suis appelé en équipe nationale du Cameroun, je suis au Standard. A la même époque, Georges me dit, « Aloys nous pensons à toi ». Mais après je reçois ma première invitation avec le Cameroun et mon rêve était de porter ce maillot alors je n’ai pas hésité. 



Parle moi de cette fabuleuse équipe des Lions Indomptables. As-tu hésité avec la Belgique ? 

On ne réfléchit pas quand on connait l’histoire du Cameroun, les grands joueurs comme Roger Milla. Quand j’ai reçu l’offre du Cameroun et de la Belgique en même temps. C’était un rêve pour moi, en tant que Camerounais de porter ce maillot. A ce moment, là au Cameroun, il y avait Javier Clemente qui venait de remporter l’Euro 2008. On a joué contre le Congo Kinshasa notamment et je me souvient qu’on s’entraînait technique avec lui, comme en Espagne en fait. 

A cette période, on appelait Choupo Moting, Aboubakar, Matip, et puis Eto’o…que du beau monde. Dans toutes les équipes, les leaders ont toujours des mots à dire, mais je me souviens personnellement que Samuel Eto’o se comportait comme un grand sportif et se battait pour le bien-être des joueurs de l’équipe nationale. 



Je suis implanté à Bordeaux, qu’est ce que représentent les Girondins pour toi ? 

La culture de ce club, j’adore. C’est l’un des meilleurs clubs français mais après c’est des investissements, des projets, des ambitions. On sait bien qu’il y a 10 ans, le club finissait toujours dans les 5 premiers du championnat. Bordeaux, ce sont des villes riches et attractives, c’est toujours très intéressant comme challenge. 


Merci Aloys !



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L'auteur

Jean-Aurel Chazeau

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

@J_AurelChz | jeanaurelchazeau.com

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