Olympique de Marseille - Girondins de Bordeaux : Domoraud, coeur partagé

Le 07 02 2019 à 09h20

A l'occasion du match entre Marseille et Bordeaux, Cyril Domoraud nous donne de ses nouvelles.

Cyril Domoraud, formé aux Girondins est ensuite passé par Marseille et l’Inter de Milan avant de finir à Bastia et Monaco, capitaine de la Côte d'Ivoire, a rencontré et joué avec la crème du football mondial. Pour Marseille - Bordeaux, il revient sur quelque souvenirs. 


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Bonjour Cyril, qu’est ce que représentent les Girondins de Bordeaux et Marseille pour vous ?

Cela représente beaucoup de souvenirs. C’est Bordeaux qui m’a lancé en Ligue 1 et cela m’a permis aussi de me lancer au niveau européen derrière. Les deux équipes comptent énormément pour moi. 


Pourriez-vous nous évoquer cette finale de C3 perdue face à Parme qui avait aussi éliminé les Girondins ?

On avait l’impression que c’était des OVNIS. On peut dire qu’ils étaient sur-concentrés. A Marseille, il nous manquait 6 titulaires…. Et eux avaient les yeux qui sortaient des orbites (rires). Avec une équipe complète, il y avait peut être la place.



Stephane Dalmat est passé par le Vestiaire il y a peu. Pourriez-vous nous parler de l’Inter avec Ronaldo ? 

Stéphane est parti quand je suis arrivé. Ronaldo, c’était un phénomène mais il savait que j’étais dur donc il ne s’approchait pas trop de moi à l’entraînement (rires). Il avait l’intelligence, la malice c’était un tueur ! Il avait cette longueur d’avance que les autres n’avaient pas. Quand il contrôlait, il savait où ça se finirait. Encore aujourd’hui, il jouerait dans un top club. 


Je crois que vous débutez après l’épopée européenne de Bordeaux en C3, que vous a-t-on dit sur cette saison ? 

On en parlait pas trop. On échangeait souvent avec Pierrot Labat, un super entraîneur avec qui je passais beaucoup de temps pour faire des gammes et des spécifiques. Il me parlait souvent de Liza, de Duga et bien sûr de l’épopée de Coupe d’Europe mais pas plus. On était aussi là pour faire oublier l’équipe d’avant et c’était dur (rires). 


Christophe Dugarry est consultant pour RMC Sport, quels souvenirs avez-vous avec lui ?

C’était un boute-en-train, j’ai eu de très bons rapports avec lui. C’était un joueur qui avait une excellente technique, je ne garde que des bons souvenirs avec ce personnage. 


Vous avez lancé une académie en Côte d’Ivoire. Un partenariat avec les Girondins, ce serait possible ? 

Ouais, on travaille bien. J’ai lancé quelque joueurs comme Bony, Séri. J’ai sorti Tallo aussi qui a joué à Lille. Youssouf Fofana, bosse avec moi aussi et nous avons créé un syndicat qui fait partie de la FIFPro. J’étais proche avec le président Triaud, on devait monter quelque chose et finalement ça ne s’est pas fait dû à des agendas trop chargés en période de mercato. J’aurais aimé travailler avec ce club. Mais avec des personnes bien implantées qui pourraient aider les Girondins comme Lassina Diabaté ou moi qui avons de gros réseaux là-bas, nous pourrions réellement aider le club. Mettre en place un partenariat avec la Côte d’Ivoire serait fantastique pour les Girondins vu le vivier de talents qu’il y a là-bas. 


Vous avez connu la plus belle génération de la Côte d’Ivoire au début des années 2000, un mot là dessus ? 

Didier est arrivé en sélection en 2002, il était timide et je l’ai un peu pris sous mon aile. Il a commencé à imposer sa présence et son style de jeu. Il a aligné but sur but et puis c’est devenu l’icône de la Côte d’Ivoire. Il a bonifié ses points forts et réduit ses points faibles. A chaque sortie, on jouait d’abord pour le peuple et après pour nous. On leur portait ce brin de joie et chaleur pendant cette période difficile. Chaque match qu’on faisait, on le faisait à 100% pour le peuple ivoirien et il nous le rendait bien. Le stade était plein à craquer. C’est difficile et très agréable aussi avec cette ferveur. Nous étions les Eléphants de Côte d’Ivoire, voilà. 



Bastia a été éliminé face à Caen en Coupe de France, un mot sur ce club ? 

J’avais besoin de me refaire une santé et j’ai demandé à l’Inter de partir et Bastia me voulait à tout prix. Il y avait un entraîneur de qualité qui m’a remis en scelle, ce qui m’a permis d’aller à Monaco. Je salue chaleureusement Frédéric Antonetti. Je garde un excellent souvenir là-bas et peiné de voir que le club avait eu des soucis avec la DNCG.


Quel message avez-vous envie de passer aux fans ? 

J’ai envie de leur dire que Bordeaux et Marseille resteront gravés dans mon coeur. Quand les deux jouent, c’est compliqué. Bordeaux a pris le risque de me donner ma chance et Marseille m’a placé sur l’échiquier européen. Les deux clubs ont eu une très grosse importance pour moi. 


Merci Cyril ! 




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L'auteur

Jean-Aurel Chazeau

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

@J_AurelChz | jeanaurelchazeau.com

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