FCGB : « Les Girondins ne sont pas à leur place »

Le 07 03 2019 à 15h21

Dans un entretien exclusif, Xavier Collin a répondu à nos questions pour le match Bordeaux - Montpellier

Xavier Collin a évolué pendant 3 saisons à Montpellier, club qu’il a connu au plus bas en Ligue 2 mais par toujours avec beaucoup de coeur et d’abnégation. Auréolé d’une Coupe de la Ligue en 2000 avec Gueugnon lors d’une finale inédite face au PSG. Le coach d’Epinal a répondu à nos questions.



Bonjour M.Collin, que devenez-vous aujourd’hui ? 

Je suis entraîneur d’Epinal, le club de mes débuts. Même si l’aventure s’est arrêtée avec Béziers. Je suis reparti avec Epinal pour remonter en National 1 mais ce n’est pas si simple.



La N2 donne l’impression d’un niveau très resserré…

Tout à fait, il y a de plus en plus de clubs qui ont des moyens. Ils s’entraînent comme des clubs pro, avec des joueurs sous contrat, des installations etc… Les réserves pro ne sont jamais simples à jouer non plus et à partir de là, c’est compliqué de bien figurer sachant que seulement, le premier monte. Le niveau est de plus en plus intéressant et serré en effet. 


"Bordeaux reste un grand club français"


Votre notoriété aide-t-elle à attirer des joueurs?

C’est sûr que j’ai encore pas mal de contacts notamment avec des gens qui sont dans le milieu professionnel. Mais ce qui prime c’est le projet et les moyens financiers. Et à Epinal, on a de moins en moins de partenaire mais on essaie de récupérer des joueurs avec une expérience pro. On essaie aussi toujours de prendre des jeunes en devenir accompagnés de joueurs d’expérience, c’est notre credo parce qu’on ne peut pas faire mieux que ça. 


Que pensez-vous du football aquitain globalement ?

Autour de Bordeaux, il y a des bons clubs de N2 comme Bergerac, Trélissac et le Stade Bordelais mais la marche est haute. Les effectifs sont pléthoriques et ce sont les détails qui font les bonnes saisons aussi. Le National 1, c’est plus simple d’y rester que d’y aller.



Votre objectif avec Epinal, c’est le National ? 

Je suis revenu pour ça, pour stabiliser le club en National. Le projet c’est construire avec notre formation à nous. Il faut des idées, c’est un projet intéressant pour l’entraîneur. J’étais revenu avec des ambitions et voir la possibilité de retrouver le professionnalisme comme l’ont fait certain clubs. C’est plus compliqué que je ne le pensais car les moyens financiers manquent pour avoir des ambitions. Mais on a des idées et des combines pour y arriver. 

Nous sommes à Bordeaux, que pensez-vous des Girondins ? 

Bordeaux est toujours un club qu’on attend et qui a du mal à être régulier et à se stabiliser dans le haut du tableau. C’est surprenant car les joueurs ont envie d’aller là bas, avec le nouveau stade, le Haillan ça reste un grand club français qui n’est pas à sa place. C’est ce que tout le monde attend plus mais on reste sur notre faim. 


Quel est votre avis sur l’évolution fulgurante de Montpellier ?

J’ai connu la Ligue 2 avec le club J’ai vu aussi le maintien sur le dernier match même si j’étais avec Ajaccio. C’est sûr que le club depuis la remontée en Ligue 1 est sur une belle dynamique sans changer de mentalité. Il est hyper professionnel car les gens au club sont issus de la formation montpelliéraine et ça fait une culture club. Il mérite les résultats qu’il a, dû à sa continuité et sa rigueur. Ce n’est pourtant pas simple car le MHSC rivalise avec des clubs qui ont plus de moyens.